Avant-propos

Vous venez de cliquer sur le site « Le-Fugace-et-le-Fulgurant ».

Vous avez vu aussi son sous-titre, « l’Art de se faire une place au soleil… et la conserver ».

Vous trouverez, ci-dessous, une explication qui justifie le choix de ces mots.

 Se faire une place est un art

Vous êtes bien d’accord, nous avons atterri sur cette terre à la suite d’un mystère biologique encore mal expliqué. Nous sommes pourtant dotés d’un cerveau puissant qui nous permet de réfléchir sur nous-mêmes.

Nous savons que notre temps sur cette planète est limité. Au contraire des animaux, nos frères du monde du vivant, qui ignorent qu’ils vont mourir. Nous devons nous attacher tout simplement à « survivre », jusqu’au terme de notre parcours ici-bas.

Nous devons, par conséquent, lutter pour conserver le plus longtemps possible la position enviable que nous parvenons à nous ménager.

Pourquoi est-ce un « Art » ? Parce que notre vie se déroule dans un environnement compliqué fait d’une « nature » à la fois accueillante et hostile et dans la coopération avec « les autres », une humanité qui peut se montrer, elle aussi, tour à tour, accueillante et hostile.

Mieux vaut donc disposer d’un bon esprit d’analyse et de synthèse au service d’une réelle capacité de création avec l’ambition, comme tout artiste, de réaliser une œuvre, une carrière, de réussir sa vie, c’est-à-dire de réussir, tout simplement.

Auguste Detœuf, dans les « Propos de O.-L. Barenton, confiseur »[i] nous prévient :Detoeuf - Couverture 1 RDetoeuf - Couverture 2 R

« On n’enseigne pas à réussir. Réussir est un art ; comme tous les arts, il suppose des dons. On apprend une technique ; on n’apprend pas à être un grand peintre ».

Il existe pourtant diverses manières de réussir, précise t-il. Et, de façon plaisante, après avoir énuméré plusieurs façons contradictoires de réussir, il nous révèle une vérité.

« Travailler, travailler, travailler et, quand on a fait une œuvre, s’apercevoir en même temps que les autres qu’on a réussi ».

Et sa recommandation la plus géniale s’exprime ainsi : « Avoir réussi ».

Ce qui signifie aussi qu’il n’y a pas de « truc » magique à trouver, pas de recette miracle à acquérir, pas de réussite possible sans fatigue, sans volonté, sans courage, sans prise de risques.

Autrement dit, réussissez d’abord, en travaillant le plus possible et, ensuite seulement, vous pourrez expliquer comment vous avez fait, avec quelles méthodes, quels dons, quels goûts, quelles qualités personnelles.

 Pourquoi « Le Fugace et le Fulgurant »

En ce début du XXIe siècle, nous sommes à mille lieues de la société industrielle du XIXe siècle. Celle-ci s’est prolongée jusque dans les années 1980 du fait de la régression de la civilisation occidentale intervenue au cours du siècle dernier.

Autrement dit, pour agir avec efficacité, nous devons être assez cultivés, attentifs et sensibles pour détecter les indications les plus « fugaces » (les signaux faibles) et être suffisamment avertis de la modernité pour savoir comment fonctionner de façon « fulgurante » (le global et le local, l’horizontal et le hiérarchique), tout en parlant le langage des préoccupations des « clients ».

Nous devons construire notre avenir, la Société de la connaissance, à l’aide des méthodes et des outils de la numérisation, en sachant tirer les leçons d’un passé tragique, foisonnant, complexe. Si nous regardons par dessus notre épaule, nous sommes frappés par la progression de type géométrique, uniformément accélérée, de l’aventure humaine.

Dès l’Antiquité, la plupart des règles de la vie en société ont été énoncées par les intellectuels, notamment ceux de la civilisation gréco-romaine, à partir des échanges commerciaux, de l’argent, de l’enseignement, de l’éducation des enfants. Cette trilogie, le politique, l’économique et le social, inventée par les premiers hommes sur cette terre, est toujours en vigueur aujourd’hui.

Puis les philosophes et les savants du XVIIIe siècle, le siècle des Lumières, avaient beaucoup espéré dans les vertus de la Raison. Celle-ci devait apporter le Progrès. Certes, les premiers balbutiements de la science (la machine à vapeur et ses applications), ont paru aller dans un sens favorable. L’Europe occidentale a pu ainsi « décoller » avec la croissance, le développement et une prospérité croissante, vertus nées de la Société industrielle.

Mais la science et la technique ont mis au point des armes de destruction massive. Elles ont été utilisées au cours des guerres mondiales du XXe siècle. Outre de considérables pertes humaines et matérielles, elles ont suscité des idéologies totalitaires et criminelles qui ne sont pas encore totalement éradiquées.

Autre novation, les échanges ne sont plus seulement composés de produits matériels. On avait appris, au siècle dernier, à les produire en masse et, parallèlement, à les vendre en masse. Aujourd’hui, les produits s’achètent avec des services, les perceptions immatérielles qui leur sont attachés De plus, beaucoup d’activités relèvent de prestations de service pur. C’est une complication supplémentaire, car il faut savoir que la production et la prestation de services immatériels ne ressemble en rien à la production et à la commercialisation de produits tangibles.

 « Le Fugace et le Fulgurant »

Ce site est destiné d’abord aux jeunes générations, à CEUX QUI… veulent s’insérer dans la vie active en trouvant un premier emploi. Et aussi à ceux qui sont attentifs à leur carrière et qui veulent trouver un meilleur emploi.

Ils verront ici comment perfectionner leur « développement personnel ».

Le site est également destiné à CEUX QUI… sont engagés dans la vie professionnelle et qui veulent que l’entreprise à laquelle ils appartiennent ou qu’ils ont créée soit capable de survivre.

Ils trouveront comment perfectionner le « développement d’entreprise ».

 « L’Art de se faire une place au soleil… et la conserver »

Cela représente un parcours d’obstacles de longue haleine. À l’image des chevaux qui participent à une course d’obstacles, CEUX QUI… ont les meilleures chances de figurer à l’arrivée dans le peloton de tête sont ceux qui ne sont pas tombés en cours de route.

L’ambition du site « Le Fugace et le Fulgurant » n’est pas de proposer des recettes miracles, mais tout simplement de montrer comment s’organiser en trois niveaux. Formuler d’abord une vision à long terme, une ambition, puis réfléchir aux moyens disponibles et à la méthode de leur mise en œuvre et enfin se lancer dans l’action concrète.

 « Penser en homme d’action, agir en homme de pensée »

La formule confirme à quel point il est nécessaire, dans la complexité d’aujourd’hui, d’avoir une vision simple et claire de sa stratégie, tout en sachant l’appliquer sur le terrain avec doigté et subtilité. Un tel comportement est la conséquence d’un bon niveau de culture, facteur d’une qualité essentielle, la lucidité, le discernement.

Afin de perfectionner votre personnalité dans ce sens, vous trouverez sur le site un « Éloge de la lecture » dans la rubrique « culture« .

Ce site est destiné à CEUX QUI… veulent agir sans commettre trop d’énormités, de bourdes ou d’impairs qui peuvent être éliminatoires, surtout si ces fautes se produisent aux débuts de la course.

Voilà qui est une forme d’art.

Car vous le savez maintenant, pour réussir, il faut déjà avoir réussi.

 À bon entendeur, salut !

 Bernard Labauge

 

  


[i] Auguste Detœuf, un polytechnicien qui savait écrire, président de l’Alsthom en 1938, a rédigé un recueil d’aphorismes très pertinent, voire impertinent sur le comportement des hommes dans la vie des affaires. Publié pour la première fois en 1945, ce livre remarquable et toujours d’actualité a été depuis constamment réédité.

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