Archives pour la catégorie Culture générale

Pour montrer comment la curiosité intellectuelle peut donner des têtes bien faites.

La guerre d’Algérie n’aura pas lieu !

L’explosion des inégalités dans les pays de l’Union européenne, sur fond de croissance faible ou nulle, un endettement public insupportable, un phénomène de polarisation dans lequel les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux, une population de jeunes au chômage ou entraînés dans des emplois de services peu qualifiés et mal payés, des classes moyennes qui se sentent menacées et qui cherchent des boucs émissaires, émeutes, guerres civiles, l’engrenage de la violence…, ce funeste enchaînement ne vous rappelle rien ?

 « Un peuple qui oublie son passé, se condamne à le revivre ».

En 1935, Jean Giraudoux publiait « La guerre de Troie n’aura pas lieu !«  Avec lucidité, l’auteur voulait dénoncer la passivité de l’opinion publique et le cynisme des hommes politiques qui voyaient venir la guerre, mais ne faisaient rien de courageux pour l’éviter. Sa pièce de théâtre voulait être un avertissement devant la montée du fascisme et du totalitarisme sur fond de crise économique.

Cette année-là aussi, une chanson obtenait un succès phénoménal, qui se prolonge encore aujourd’hui. Intitulée « Tout va très bien, Madame la Marquise ! », son ironie féroce la faisait fredonner par des Français inquiets de la tournure des événements, inquiets, mais lucides, à l’image de son interprète, à l’époque de sa création, Raymond Ventura, qui était juif.

Et aujourd’hui ? Faut-il écrire « La guerre d’Algérie n’aura pas lieu ! »? En France, le taux de chômage atteint des sommets, sur fond de crise financière, économique et sociale. L’absence de croissance a pour conséquence d’exacerber la fracture sociale, l’individualisme, le communautarisme, la montée d’un « populisme » inquiétant dans la perspective d’échéances électorales importantes. Pour éviter de revivre de nouvelles pages d’une histoire tragique, violente, dont les émeutes urbaines de 2005 ont constitué une préfiguration, mieux vaut mobiliser ceux qui veulent agir. Cette référence à la question d’Algérie est-elle pertinente ? Sans doute, parce que les difficultés actuelles sont la conséquence « d’événements » qui ressemblent à ceux qui ont abouti à une page tragique de l’histoire de France : la chute d’une République, la naissance d’une autre, l’exode des pieds-noirs, les nombreuses victimes du « maintien de l’ordre« , une guerre civile franco-française et algéro-algérienne.

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La citoyenneté aujourd’hui

Cette conférence à été prononcée le 6 octobre 2011 par Malika Sorel, membre du Haut Conseil à l’Intégration, au cours de la Journée de formation des R L J C, organisée à l’École militaire par la Commission Armées-jeunesse.

Le travail d’engagement sur la citoyenneté doit être accompli chaque jour par les citoyens. C’est fondamental et puisque la situation est difficile, comme vous le savez, il convient de tenir un langage de vérité.

La plupart des difficultés que nous rencontrons aujourd’hui chez les jeunes, quant à leur éducation à l’école ou leur place dans la société, vient du fait que nous leur  avons caché un certain nombre de vérités. Cela les a desservis dans leur  parcours, dans leur évolution. Situation particulièrement dramatique pour des enfants dont la culture est d’origine non européenne. Ils ont des difficultés  pour comprendre ce que la société attend d’eux. Je montrerai ce qu’il convient de faire, ou de ne pas faire sur le terrain, pour éviter d’enfermer certains jeunes dans leurs origines culturelles, ce qui va freiner leur insertion dans la société. Il y a un certain nombre de concepts à définir car nous sommes dans un grand flou. Il est important de savoir quels sont les mots qui sont employés, à quoi ils correspondent. Car lorsque nous devons travailler avec des personnes non européennes, elles ne placent pas nécessairement le même contenu sur les mêmes mots. Lorsque nous regardons les autres avec une grille, avec une vision européenne, nous avons toutes les chances de nous tromper. Il faut connaître l’envers du décor, savoir à qui nous avons affaire, non pas pour abonder dans leur sens, mais comme pour les militaires, la connaissance du terrain n’oblige pas à se plier à ce que ceux qui se trouvent en face, veulent de nous.

Dans le thème proposé pour cette intervention, je retiens le terme « aujourd’hui » : la citoyenneté aujourd’hui. Comme si cette citoyenneté avait changé, comme s’il y avait une citoyenneté binaire et qu’à un certain moment il y aurait eu une rupture, une discontinuité. Il faudrait alors dater la citoyenneté d’aujourd’hui par rapport à un « hier« . Qu’était-ce que la citoyenneté hier ?

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Si jeunesse savait…

Proverbe

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. ». Henry Estienne dans Les Prémices.

Henri Estienne, né à Paris en 1528 et mort à Lyon en 1598. Il fut imprimeur, philologue, helléniste et humaniste français. Il a donné son nom à une célèbre école d’arts graphiques à Paris.

Les Prémices, ou le premier livre des proverbes épigrammatisés, ou des épigrammes proverbiales rangées en lieux communs, a été publié en 1595.

Citation du général Douglas Mac Arthur

Extrait de son discours d’adieu aux étudiants de l’Académie militaire de West Point en 1962.

« On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande, comme l’enfant insatiable : Et après ? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que l’espoir propre au sens. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini. »

La JDC a remplacé la JAPD en janvier 2011

La Journée Défense et Citoyenneté (JDC) remplace, dès cette année, la Journée d’Appel et de Préparation à la Défense (JAPD).
Cette transformation ne se limite pas à un changement de nom, mais s’accompagne
de plusieurs modifications dans le déroulement de la journée elle-même. Prenant
en compte l’évolution des pratiques des jeunes, cette nouvelle Journée propose
aux garçons et aux filles de 17 et 18 ans, une plus grande interactivité, plus
d’échanges et des supports mieux adaptés à leurs attentes en matière
d’information.

L’objectif de la Journée Défense et Citoyenneté est d’informer les jeunes Français sur leurs droits et devoirs en tant que citoyens, les aider à mieux comprendre le
fonctionnement des institutions de leur pays et à être plus sensibles à
l’esprit de Défense et de Sécurité. Elle s’inscrit dans le parcours de
citoyenneté dont elle est la dernière étape.

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Revenons aux fondamentaux de l’expression par l’écriture, l’orthographe…

« Alberto Moravia, pourquoi la sexualité est-elle un thème permanent dans votre œuvre? Cf. « Comment la littérature peut changer votre vie ». À cette question, l’écrivain avait répondu.

« J’ai commencé à écrire à la fin des années 1920, à une époque où les valeurs traditionnelles européennes s’étaient écroulées. Les conséquences de la guerre 1914-1918 ont détruit l’humanisme hérité du siècle des Lumières. Les intellectuels ont recherché alors des valeurs solides et stables. La sexualité est une réponse, puisqu’elle est à la base des relations humaines. Une situation qui ne peut être démentie. Un domaine qui, avec Freud et la psychanalyse notamment, ont créé un nouvel humanisme, celui des sciences sociales modernes, montrant l’homme tel qu’il est, dans ses rapports avec la réalité, sans médiation morale, ni même verbale ».

En cette années 2010, un siècle plus tard, nous nous retrouvons dans une situation comparable. La crise financière née aux États-Unis d’abord, puis devenue économique dans le reste du monde, est d’une ampleur comparable à celle de 1929. Elle s’ajoute au désarroi créé par l’effondrement des idéologies du XXe siècle, nées d’utopies d’ambitieuses ou généreuses à l’origine, puis devenues par la suite criminelles. Il s’agit du fascisme et du nazisme, d’une part, du marxisme et du stalinisme, d’autre part.

C’est pourquoi, nous sommes condamnés à réinventer aujourd’hui les fondamentaux de la vie en société, à redécouvrir la vertu d’échanges vrais et confiants de produits et de services. Bref, à retrouver des valeurs européennes contemporaines, à recréer un nouvel humanisme, un nouvel altruisme. Et cela passe par l’emploi d’une langue aussi « parfaite » que possible, c’est à dire capable d’éviter toute incertitude, tout malentendu, toute animosité entre des interlocuteurs qui font partie des « Ceux qui… veulent agir ».

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Le Fugace et le Fulgurant – Mode d’emploi

Le-fugace-et-le-fulgurant

Mode d’emploi

 

« L’art de se faire une place au soleil… et la conserver »

Votre attention a sans doute été attirée par le sous-titre du site Le-fugace-et-le-fulgurant. Tout simplement parce que vous avez compris qu’il répond à un sentiment que vous ressentez plus ou moins clairement : le désir d’autonomie, la volonté de prendre en mains votre destin. Ce désir est commun à tous les être humains. Il consiste à savoir quand et comment quitter le temps de l’enfance pour entrer dans l’âge adulte.

Vous trouverez à partir du mot-clef « Éloge de la lecture » l’exemple d’écrivains qui ont réussi à s’imposer dans la vie en raison de la découverte de la lecture au cours de leur toute première enfance. (Cf. Lidia George ou Alberto Moravia).

 

Aptitude à l’action, culture et lucidité

Ces qualités sont utiles dans les deux cas qui peuvent se présenter.

  • Vous êtes jeune et vous avez décidé que le moment était venu de faire vos premiers pas dans la vie professionnelle.
  • Vous êtes moins jeune et vous voulez progresser dans l’emploi, dans les fonctions ou dans le métier dans lequel vous avez déjà acquis une certaine expérience.

Vous trouverez sur le site deux chapitres, deux « catégories».

  • Le « Développement individuel ». Cette première catégorie concerne les débutants.
  • Le « Développement d’entreprise », une autre catégorie qui traite du second cas et qui concerne les professionnels.

Ces deux catégories sont conçues pour répondre aux préoccupations de ceux qui veulent débuter et faire carrière dans la vie active, que ce soit comme employé ou comme créateur d’entreprise, que ce soit dans le secteur privé, dans les administrations, dans les collectivités territoriales ou dans le secteur associatif…

Dans ces deux catégories, vous trouverez des méthodes et des moyens utiles pour perfectionner votre aptitude à l’action.

 

Sur le site, vous trouverez une troisième « catégorie ». Elle est intitulée : « Culture littéraire ». Cette catégorie met en valeur l’importance de l’expression écrite. Parce que les générations d’humains qui se sont succédé sur cette Terre, depuis des milliers d’années, ont éprouvé le besoin de transmettre aux générations suivantes les acquis de leur expérience, la somme de leurs réflexions.

Au début, pour communiquer, il a fallu inventer le langage. Mais la transmission se faisait par l’oral avec une grande déperdition. Les Phéniciens, au troisième millénaire avant J-C, il y a donc cinq mille ans, ont inventé l’alphabet. Fort d’une vingtaine de signes seulement, ce prodigieux outil s’est révélé capable, non seulement de créer des milliers de mots, mais avec eux une infinité de phrases, d’idées, de concepts et aussi de les écrire. Les textes, d’abord gravés sur des pierres, puis sur des tablettes de bois ou de cire, sur du parchemin, du papier, puis associés à des dessins, puis à des images, ont formé le livre imprimé, dernière étape avant le « multimédia » que nous connaissons aujourd’hui. Nous accédons maintenant à cette mémoire infinie, directement de chez nous, sur l’écran de notre ordinateur. Nous pouvons, vous pouvez, plus facilement que jamais, acquérir désormais une vaste et riche culture.

 

Certes, on peut accumuler des livres dans une bibliothèque. On peut être branché en permanence sur une liaison Internet à haut débit. On peut consulter une infinité de sites. C’est une condition nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. Il faut assimiler cette culture et pour qu’elle ne reste pas un simple potentiel, il faut respecter deux conditions.

D’abord, il faut avoir du discernement pour ne retenir, parmi tout ce qui se présente, que les éléments d’information vrais et importants: des faits, des chiffres, des textes et des images fixes ou mobiles. Il faut faire le tri pour ne conserver que les informations intéressantes, pertinentes. De ce fait, les chefs d’œuvres de la littérature sont éternels et universels. Ils ne donnent pas prise à la morsure du temps. Ils atteignent à une forme d’Art.

Ensuite, il faut faire l’effort pour comprendre le contenu de ces éléments, pour connaître le contexte dans lequel ils ont été pensés, puis de les assimiler et les mémoriser. Cette information de base se transforme ainsi en information élaborée, adaptée, utile à vos projets, à vos ambitions, à votre stratégie de développement personnel.

Pourquoi faire un tel effort ? Parce que, vous le savez, sur cette Terre, il n’existe pas de rendement supérieur à 100 %. Le mouvement perpétuel n’existe pas. Bref, pas de miracle ! Pour obtenir des résultats positifs, il faut investir, consacrer du temps d’attention. Il faut de l’énergie. Il faut être actif ! Ainsi, au service de votre développement personnel, vous ferez progressivement l’acquisition d’une irremplaçable qualité, porteuse de bon sens : une volonté de lucidité.

 

Regarde de tous tes yeux ! Regarde !

Sur le site Le-fugace-et-le-fulgurant, vous trouverez une quatrième « catégorie ». Elle s’intitule « Réflexion générale ». Elle regroupe des textes, des idées, des recommandations qui se placent « en facteur commun » des autres catégories. Le présent mode d’emploi figure dans cette quatrième catégorie.

À chaque fois que cela sera nécessaire, vous retrouverez le visuel ci-dessous. Il est porteur d’une prescription impérieuse : Regarde de tous tes yeux ! Regarde !

Regarde de tous tes yeux CSL

À l’aide de tous vos sens, constamment en éveil, pilotés par celui de la vision, vous enregistrerez, vous accumulerez quantité de faits pertinents, c’est à dire adaptés à la situation. Vous saurez les traduire en raisons d’agir.

En conclusion, ce mode d’emploi se place au service des trois autres catégories, dans le but de vous aider dans « l’Art de se faire une place au soleil… et la conserver ».

Il vous conduira à développer une qualité essentielle de l’esprit humain : la curiosité.

À bon entendeur, salut !

 

Bernard Labauge

 

Approche « Produits » / Approche « Services »

« Produits » ou « Services » ?

Savoir comment placer le curseur

entre deux approches

aux antipodes l’une de l’autre

 

Le XXIe siècle est arrivé ! De moins en moins de monde pour produire. Internationalisation des échanges. Dérégulation des marchés. Plus de chasses gardées. Manque de repères. Protection de l’environnement. Terrorisme international, guerres asymétriques… De multiples difficultés politiques, économiques et sociales expliquent la complexité de la modernité. Elle durcit la compétition avec les pays émergents. Pourtant, pour « survivre », il faut continuer à créer des richesses.

Les activités se « tertiarisent ». Moins d’emplois en production implique plus d’emplois dans les services, dans l’immatériel, dans l’intelligence, dans le savoir. D’abord, les services qui apportent de la valeur sont au service de ceux qui produisent. Ce sont les services aux entreprises. Car les vraies richesses restent les biens matériels. Les fabrications se fractionnent. Les réalisations « sur mesure » se multiplient.

Les méthodes modernes de commercialisation associent des services immatériels aux produits tangibles. Dans l’équation « Produit + services », le service représente les satisfactions perçues par l’usage du produit. La mise en avant de ces satisfactions fait la différence.

Il y a aussi beaucoup d’activités qui relèvent de la prestation de services dans laquelle la partie « matérielle » est exclusivement associée à la satisfaction du client, comme par exemple le transport, le tourisme, les spectacles… Il y a enfin le domaine des prestations de service pur où la partie matérielle est très réduite, sinon inexistante. Par exemple l’aide aux personnes âgées, le conseil en patrimoine, les services financiers… Ils sont utilisés aussi bien par les particuliers que par des professionnels.

De nouvelles méthodes, de nouveaux comportements, de nouvelles compétences, de nouveaux métiers apparaissent. Tous les processus sont perfectibles. Et tout particulièrement le processus de « mise en marché ». Avec la complexité du monde actuel, il n’y a plus de droit à l’erreur. Les armes appropriées à la compétition d’aujourd’hui, s’appellent Innovation et Qualité du Service.

 Savoir se situer entre l’approche « Produits » et l’approche « Service »” implique de passer de la science de la segmentation, méthode commerciale du siècle dernier, à la science, plus fine et plus subtile, des comportements. Cela impose de passer du savoir-faire au savoir-être. Tel est l’objectif des organisations créatrices.

Les entreprises et les hommes cultivés, lucides, aptes à l’action entendent jouer le meilleur de leur rôle dans la vive compétition de la modernité. Chacun se doit de stimuler l’activité générale pour créer de la valeur, établir une croissance durable, respectueuse de l’environnement.

Ceux qui y travaillent et ceux qui souhaitent les rejoindre doivent prendre conscience du fait qu’ils doivent se comporter en professionnels. Parce que trouver un emploi aujourd’hui consiste à « séduire » un « client », un responsable d’entreprise qui trouvera qu’il est de son intérêt de payer pour louer les services de celles ou de ceux qui se présentent pour les lui proposer.

Proposer ses services revient à savoir comment placer le curseur au bon endroit entre deux pôles aux antipodes l’un de l’autre, l’approche « produits tangibles » et l’approche « services immatériels ». Notre ambition est d’aider ceux qui veulent agir dans ce sens.

 Découvrez l’espace riche,

personnalisé et différenciateur des services

À l’aide du schéma ci-dessus, définissez votre stratégie de développement en fonction des approches “Produit” ou “Service”. Apprenez les nouvelles règles et jouez très dur. Le marketing des services est encore peu défriché.

Ajoutez de la différenciation par l’innovation et la créativité. Concrétisez les besoins sous-jacents. Vous stimulerez les motivations de ceux qui… veulent agir. Apprenez à détecter les faits commerciaux les plus fugaces. Vous les exploiterez de façon fulgurante. Vous réussirez.

Approche classique “Produits”

 Le processus est caractérisé par la présence de cloisons étanches entre les étapes de la fabrication, de la commercialisation et de l’utilisation du produit, sa destruction par l’utilisateur final. Le plus souvent, l’utilisateur final d’un produit ignore où et par qui il a été fabriqué.

 Le Produit

Tangible, standard, mis sur catalogue, un produit se fabrique à l’avance. Disponible, il est prêt à être transféré au service commercial qui le remet ensuite à l’acheteur, contre argent. Les produits standard sont fabriqués et mis en stock en vue de satisfaire les besoins de marchés aussi étendus et aussi homogènes que possible.

Qualité

Elle est fixée, normalisée, vérifiée comme telle par le Service Qualité de l’usine, suivant le cahier des charges du produit élaboré par le Bureau d’Études et les Méthodes de fabrication.

 Marché

Il s’évalue de façon quantitative et qualitative par des études de marché et des études de motivation, sur un échantillon représentatif de la population visée sur un marché, à la fois vaste et homogène.

 Clients

Ils peuvent seulement décider d’acheter ou de ne pas acheter. Le rapport de forces est déséquilibré en faveur du producteur. Le processus de commercialisation s’appuie sur la loi des grands nombres.

 Prix

Le produit peut être observé, touché, essayé avant l’achat. Pouvant comparer les caractéristiques, les performances du produit avec le prix, le client contribue à accentuer la tendance à la baisse.

 Concurrence

Elle est féroce, notamment avec des produits “moi aussi”. Mais la présence des concurrents est utile, car c’est la preuve qu’un marché existe. La concurrence facilite aussi le positionnement respectif des marques en présence. Mais, à faible dose, c’est un excitant. A forte dose, c’est un poison !

 Distribution

Vente directe ou circuit long. Le fabricant peut couvrir des secteurs très étendus en créant et en animant des réseaux de distributeurs, d’agents à l’export, des chaînes de franchise…

 Communication

Vente : par des vendeurs agressifs, qui tiennent un discours très unilatéral.

Publicité/promotion : soutien par les media de publicité ou de marketing direct. Puissants, ces media offrent un coût au contact-utile qui se situe parmi les plus bas. Mais ces media sont peu sélectifs et peu interactifs.

 Approche novatrice “Services”

 Au début du processus de commercialisation, rien de concret n’existe. Seule une potentialité, créée par la réunion du savoir-faire de l’un et de la volonté d’agir de l’autre, donne l’impulsion qui ouvre des opportunités.

 Le Service

L’équivalent du produit est une prestation de service. Elle ne se matérialisera qu’après la passation de commande. Pour concrétiser une prestation, il faut être deux, se trouver au même moment, au même endroit. Il faut la participation active de l’acheteur. Ceux qui veulent agir doivent prendre l’initiative et s’impliquer en profondeur.

 Qualité

La notion est floue. Car les critères d’évaluation du niveau de qualité dépendent essentiellement des normes de l’acheteur. De plus, la qualité ne s’apprécie qu’après la prestation Et tous ceux qui participent aux circuits de décision et d’utilisation contribuent au niveau de qualité.

 Marché

Les études de marchés classiques conduisent au risque surévaluation du marché potentiel. Les clients sont ceux chez qui on a su révéler des besoins latents et qui sont “coincés”. Être à l’écoute qualitative, être sensible aux signaux faibles, le Fugace, anticiper, aller de l’avant avec le Fulgurant. Être entreprenant est rassurant. Étudier un marché, c’est déjà l’ouvrir !

 Clients

La relation Client/Fournisseur est équilibrée. C’est une négociation de puissance à puissance. Cette communauté d’intérêts se traduit par des relations de type gestion par projets, ingénierie concourante, stratégie gagnant/gagnant…

 Prix

Mieux vaut ne pas se tromper dans ses offres. Si la fourchette de prix est bien placée, ne pas brader. Le niveau élevé du prix et la fermeté commerciale sont perçues comme autant de garanties de la qualité et de la fiabilité du service.

 Concurrence

Elle est multiforme. Les clients peuvent décider de ne pas décider, penser pouvoir faire “autrement”, faire travailler un confrère. Trop de concurrence crée la confusion chez les clients, accroît le risque perçu et donc l’attentisme. Mais cela aide au positionnement et conduit à la fidélité avec des clients devenus partenaires.

 Distribution

Il est périlleux d’étendre inconsidérément le champ d’action dans les services. Il faut rester proche du client, géographiquement et intellectuellement.

 Communication

Vente : être incisif et “vivre” les situations. Cultiver le parc des clients actuels, puis chercher des clients nouveaux. Pratiquer la vente “en mineur”. Ne pas être perçu comme un intermédiaire, mais comme un “ingénieur d’affaires”. Le problème est de gérer le facteur temps. Pour aller vite, prospecter d’après le portrait-robot des clients satisfaits. Attention : tous ceux qui sont en contact avec les clients, font du commercial, souvent sans le savoir !

Publicité/promotion : une communication pluri-media est utile avec les outils les plus sélectifs, les plus interactifs, les plus évocateurs de satisfactions. Un plan de communication complet, dosé et orchestré, économise le temps et l’énergie des hommes de terrain, prépare, accélère et prolonge leur action auprès des clients.

Tasse de café

 Ceci n'est pas

Pardon pour cette paraphrase du « Ceci n’est pas une pipe », titre du célèbre tableau peint par René Magritte. Cet artiste voulait nous faire comprendre que, sur son tableau, il ne s’agit pas d’une vraie pipe, puisque l’on  ne voit que la représentation d’une pipe.

Une tasse de café n’est pas seulement un objet matériel. Elle apporte quantité de satisfactions : le plaisir d’offrir, la qualité d’un accueil, la saveur du breuvage, un instant de détente, une action de commerce équitable, une forme de convivialité…

Reconnaissez qu’avec l’évocation de ces satisfactions immatérielles, s’ouvre un  champ d’action et de communication, plus riche, plus mobilisateur et infiniment plus différenciateur.

Aux antipodes de l’approche « Services« , l’approche « Produits« , qui se limite à la description des caractéristiques d’un objet matériel, est une impasse.

Concrétiser les besoins sous-jacents, anticiper les attentes du marché, intervenir avec la Qualité requise et un Service attentif, c’est bien ce que les clients exigent désormais.

L’approche « Services » ouvre un espace, immense et personnalisé. Elle nous fait découvrir des opportunités d’activités novatrices, précieuses pour la performance des entreprises, pour le développement de la croissance et donc de l’emploi, dans un pays avancé comme la France.

Elle nous motive pour proposer nos services et elle favorise notre insertion dans la vie active, car :

« Marketing bien ordonné commence par soi-même ! »

Avant-propos

Vous venez de cliquer sur le site « Le-Fugace-et-le-Fulgurant ».

Vous avez vu aussi son sous-titre, « l’Art de se faire une place au soleil… et la conserver ».

Vous trouverez, ci-dessous, une explication qui justifie le choix de ces mots.

 Se faire une place est un art

Vous êtes bien d’accord, nous avons atterri sur cette terre à la suite d’un mystère biologique encore mal expliqué. Nous sommes pourtant dotés d’un cerveau puissant qui nous permet de réfléchir sur nous-mêmes.

Nous savons que notre temps sur cette planète est limité. Au contraire des animaux, nos frères du monde du vivant, qui ignorent qu’ils vont mourir. Nous devons nous attacher tout simplement à « survivre », jusqu’au terme de notre parcours ici-bas.

Nous devons, par conséquent, lutter pour conserver le plus longtemps possible la position enviable que nous parvenons à nous ménager.

Pourquoi est-ce un « Art » ? Parce que notre vie se déroule dans un environnement compliqué fait d’une « nature » à la fois accueillante et hostile et dans la coopération avec « les autres », une humanité qui peut se montrer, elle aussi, tour à tour, accueillante et hostile.

Mieux vaut donc disposer d’un bon esprit d’analyse et de synthèse au service d’une réelle capacité de création avec l’ambition, comme tout artiste, de réaliser une œuvre, une carrière, de réussir sa vie, c’est-à-dire de réussir, tout simplement.

Auguste Detœuf, dans les « Propos de O.-L. Barenton, confiseur »[i] nous prévient :Detoeuf - Couverture 1 RDetoeuf - Couverture 2 R

« On n’enseigne pas à réussir. Réussir est un art ; comme tous les arts, il suppose des dons. On apprend une technique ; on n’apprend pas à être un grand peintre ».

Il existe pourtant diverses manières de réussir, précise t-il. Et, de façon plaisante, après avoir énuméré plusieurs façons contradictoires de réussir, il nous révèle une vérité.

« Travailler, travailler, travailler et, quand on a fait une œuvre, s’apercevoir en même temps que les autres qu’on a réussi ».

Et sa recommandation la plus géniale s’exprime ainsi : « Avoir réussi ».

Ce qui signifie aussi qu’il n’y a pas de « truc » magique à trouver, pas de recette miracle à acquérir, pas de réussite possible sans fatigue, sans volonté, sans courage, sans prise de risques.

Autrement dit, réussissez d’abord, en travaillant le plus possible et, ensuite seulement, vous pourrez expliquer comment vous avez fait, avec quelles méthodes, quels dons, quels goûts, quelles qualités personnelles.

 Pourquoi « Le Fugace et le Fulgurant »

En ce début du XXIe siècle, nous sommes à mille lieues de la société industrielle du XIXe siècle. Celle-ci s’est prolongée jusque dans les années 1980 du fait de la régression de la civilisation occidentale intervenue au cours du siècle dernier.

Autrement dit, pour agir avec efficacité, nous devons être assez cultivés, attentifs et sensibles pour détecter les indications les plus « fugaces » (les signaux faibles) et être suffisamment avertis de la modernité pour savoir comment fonctionner de façon « fulgurante » (le global et le local, l’horizontal et le hiérarchique), tout en parlant le langage des préoccupations des « clients ».

Nous devons construire notre avenir, la Société de la connaissance, à l’aide des méthodes et des outils de la numérisation, en sachant tirer les leçons d’un passé tragique, foisonnant, complexe. Si nous regardons par dessus notre épaule, nous sommes frappés par la progression de type géométrique, uniformément accélérée, de l’aventure humaine.

Dès l’Antiquité, la plupart des règles de la vie en société ont été énoncées par les intellectuels, notamment ceux de la civilisation gréco-romaine, à partir des échanges commerciaux, de l’argent, de l’enseignement, de l’éducation des enfants. Cette trilogie, le politique, l’économique et le social, inventée par les premiers hommes sur cette terre, est toujours en vigueur aujourd’hui.

Puis les philosophes et les savants du XVIIIe siècle, le siècle des Lumières, avaient beaucoup espéré dans les vertus de la Raison. Celle-ci devait apporter le Progrès. Certes, les premiers balbutiements de la science (la machine à vapeur et ses applications), ont paru aller dans un sens favorable. L’Europe occidentale a pu ainsi « décoller » avec la croissance, le développement et une prospérité croissante, vertus nées de la Société industrielle.

Mais la science et la technique ont mis au point des armes de destruction massive. Elles ont été utilisées au cours des guerres mondiales du XXe siècle. Outre de considérables pertes humaines et matérielles, elles ont suscité des idéologies totalitaires et criminelles qui ne sont pas encore totalement éradiquées.

Autre novation, les échanges ne sont plus seulement composés de produits matériels. On avait appris, au siècle dernier, à les produire en masse et, parallèlement, à les vendre en masse. Aujourd’hui, les produits s’achètent avec des services, les perceptions immatérielles qui leur sont attachés De plus, beaucoup d’activités relèvent de prestations de service pur. C’est une complication supplémentaire, car il faut savoir que la production et la prestation de services immatériels ne ressemble en rien à la production et à la commercialisation de produits tangibles.

 « Le Fugace et le Fulgurant »

Ce site est destiné d’abord aux jeunes générations, à CEUX QUI… veulent s’insérer dans la vie active en trouvant un premier emploi. Et aussi à ceux qui sont attentifs à leur carrière et qui veulent trouver un meilleur emploi.

Ils verront ici comment perfectionner leur « développement personnel ».

Le site est également destiné à CEUX QUI… sont engagés dans la vie professionnelle et qui veulent que l’entreprise à laquelle ils appartiennent ou qu’ils ont créée soit capable de survivre.

Ils trouveront comment perfectionner le « développement d’entreprise ».

 « L’Art de se faire une place au soleil… et la conserver »

Cela représente un parcours d’obstacles de longue haleine. À l’image des chevaux qui participent à une course d’obstacles, CEUX QUI… ont les meilleures chances de figurer à l’arrivée dans le peloton de tête sont ceux qui ne sont pas tombés en cours de route.

L’ambition du site « Le Fugace et le Fulgurant » n’est pas de proposer des recettes miracles, mais tout simplement de montrer comment s’organiser en trois niveaux. Formuler d’abord une vision à long terme, une ambition, puis réfléchir aux moyens disponibles et à la méthode de leur mise en œuvre et enfin se lancer dans l’action concrète.

 « Penser en homme d’action, agir en homme de pensée »

La formule confirme à quel point il est nécessaire, dans la complexité d’aujourd’hui, d’avoir une vision simple et claire de sa stratégie, tout en sachant l’appliquer sur le terrain avec doigté et subtilité. Un tel comportement est la conséquence d’un bon niveau de culture, facteur d’une qualité essentielle, la lucidité, le discernement.

Afin de perfectionner votre personnalité dans ce sens, vous trouverez sur le site un « Éloge de la lecture » dans la rubrique « culture« .

Ce site est destiné à CEUX QUI… veulent agir sans commettre trop d’énormités, de bourdes ou d’impairs qui peuvent être éliminatoires, surtout si ces fautes se produisent aux débuts de la course.

Voilà qui est une forme d’art.

Car vous le savez maintenant, pour réussir, il faut déjà avoir réussi.

 À bon entendeur, salut !

 Bernard Labauge

 

  


[i] Auguste Detœuf, un polytechnicien qui savait écrire, président de l’Alsthom en 1938, a rédigé un recueil d’aphorismes très pertinent, voire impertinent sur le comportement des hommes dans la vie des affaires. Publié pour la première fois en 1945, ce livre remarquable et toujours d’actualité a été depuis constamment réédité.